| Résumé :
Les femmes, actuellement âgées entre 60 et 100 ans, n'ont guère
pour habitude de parler d'une éventuelle violence sexuelle dont elles ont pu être
victime ; et pourtant certains de leurs comportements et attitudes, réactions ou messages
permettent au personnel qui travaillent auprès d'elles de supposer ce qui a pu leur
arriver. Il y a de fortes chances que les traumatismes, dus les uns au "viol
conjugal", à la prostitution de force ou aux abus sexuels dans la vie courante, les
autres à des évenements de la guerre que seules les femmes ont connus, n'aient jamais
été verbalisés ni éléminés. Fondée sur une analyse fine de situations de soins,
qu'elle a faite à l'occasion de son travail auprès des personnes âgées, l'auteur
recommande une approche différente de la femme âgée qui s'appuie sur une autre
compréhension de celle-ci, notamment dans les situations de soins, lors des diagnostics
et au bénéfice des traitements à prodiguer. |