| Résumé : Il naît plus de garçons que de filles (105 pour 100) et pourtant les femmes
sont majoritaires car la surmortalité masculine existe dès le début et les femmes
vivent donc plus longtemps (espérance de vie à la naissance : 81,8 ans contre 73,6 des
hommes, 1995). L'augmentation de l'espérance de vie s'est accompagnée de mutations
profondes de la société : amélioration de l'hygiène, de l'alimentation et du niveau de
vie, mais aussi progrès médical ou encore transformation dans la répartition des
décès par cause. En revanche, à âge élevé égal, les femmes souffrent plus que les
hommes d'une incapacité modérée ou lourde. Les prévisions selon lesquelles
l'augmentation du nombre de personnes âgées allait faire augmenter dans les mêmes
proportions le nombre des dépendants âgés commencent à être contredites par la
réalité : on constate plutôt une réduction de la durée de vie en incapacité, et cela
en partie grâce au progrès médical, tel dans le traitement de l'ostéoporose qui
profite notamment aux femmes. La prépondérance féminine dans la population débute à
55 ans pour s'accélérer ensuite : à 80 ans il y a presque 2 fois plus de femmes que
d'hommes, à 100 ans on trouve 7 femmes pour 1 homme. La surmortalité masculine se
répercute forcément sur la situation familiale des femmes : plus elles sont âgées,
plus elles sont nombreuses à être veuves ; parmi les 65 ans et plus, les femmes sont
près de cinq fois plus nombreuses que les hommes à vivre seules. Toutefois, le veuvage,
lui aussi, se produit à un âge de plus en plus élevé, et cela retarde le moment de ce
type de solitude féminine. |