| Résumé : "Les jeunes quinquagénaires, au mi-temps de leur vie, ne se laissent
pas ébranler par le choc de la ménopause. Actives et ouvertes, elles profitent de cette
période-clef pour redistribuer leurs cartes et défendre leur place." Outre les
questionnements et constats quant à la ménopause et à ses effets, l'auteur pose la
question : "l'importance des représentations médiatiques sur les mentalités,
va-t-elle infléchir dans le sens d'une tolérance les préjugés sur le vieillissement
des femmes ?" Quel impact auront des manifestations de stars dans la cinquantaine
(Sophia Loren, Ursula Andress, Marie Laforêt, Claudia Cardinale, Jane Fonda), parlant de
leur âge, de leurs petits enfants ou de leurs jeunes amants ? Selon l'auteur,
"jusqu'ici toutes les femmes sont tôt ou tard, selon leur aspect physique,
confrontées à un conformisme masculin qui évalue trop souvent la valeur féminine aux
seuls critères (apparents) de sa "baisabilité", sous-entendant la trilogie
beauté-jeunesse-séduction". Par ailleurs, l'auteur met en évidence que la femme
dans sa cinquantaine est souvent à l'opposé de la solitude (contrairement aux femmes
plus âgées) : elles sont au centre de leur famille, entre leurs petites enfants, leurs
vieux parents qui montrent les premiers signes de dépendance, leurs enfants
éventuellement au chômage, leurs problèmes conjugaux etc., et, de plus, elles assument
leur vie professionnelle et sociale. Elles ne sont pas pour autant des superwomen ; elles
souffrent du poids moral et de coups de fatigue, mais généralement elles l'assument et
souvent y trouvent un stimulant : toutes "les études s'accordent pour dire que la
capacité de vivre positivement les cinquante ans est proportionnelle à l'intensité de
la vie relationnelle et professionnelle". Malgré l'évidente diversité des
situations, il semble clair que cette période-clef dans la vie de la femme "est en
train de trouver une nouvelle stature". |