Égalité des Chances pour les Femmes âgées


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Auteur(s) : Colinon, Marie-Christine
Titre : Les vraies raisons de consulter à nouveau un gynécologue
Type de literature :
Article
Revue : Notre Temps , N° 36O - décembre 1999 , p. 34-37
Éditeur : Bayard Presse, Paris, France
Langue :
Français
Résumé :

Cet article fait le points sur les fragilités typiques du corps féminin et alerte les lectrices sur la nécéssité de consulter et d'adopter un comportement préventif pour préserver leur santé. Dépister les cancers féminins, prévenir l'ostéoporose, choisir un traitement hormonal, parler de ses problèmes intimes sont les sujets traités. Se faire suivre par un gynécologue après 45 ans est posé comme une nécessité pour les raisons suivantes : dérèglements hormonaux, ménopause, incontinence urinaire, saignements et infections, douleurs, problèmes sexuels. Les examens à faire faire régulièrement sont : mammographie tous les 2 ans, frottis tous les 1 à 3 ans, palpation des seins, traitement hormonal substitutif (THS).

Quelques chiffres : 35% des Françaises entre 50 et 65 ans suivent un traitement THS pendant en moyenne 3 à 9 années - 75% des cancers du sein surviennent après 5O ans - 90% des cancers de l'utérus sont évitables par dépistage - 87% des "gynécologues médicaux" (Cf. infra) sont des femmes, fait rassurant pour de nombreuses patientes âgées.

"Gynécologue médicale" : cette spécialité, créée en 1965, se distingue des gynécologue obstétriciens (chirurgie et accouchement) et s'occupe principalement de la prévention et de l'intimité quotidienne. Cette formation spécifique a été supprimée en France au profit d'un diplôme unique de gynécologie. La France en compte encore 2000 en 1999, mais, dû aux effets conjoints des départs à la retraite et de l'absence de formation spécifique, ce nombre est en décroissance constante.

40% des Françaises ne consultent jamais un gynécologue mais exclusivement leur médecin généraliste, d'où l'importance d'une formation spécifique aussi des généralistes en matière de gynécologie. Le Comité de Défense de la Gynécologie médicale (3, rue de Genève - F81000 ALBI - Tél. +33 (0)5 63 54 07) fait circuler une pétition pour réintroduire cette spécialité et vient de recueillir 400.000 signatures ; le gouvernement français propose la création d'un "module d'enseignement de gynécologie médicale non obligatoire.

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2001-04-25