| Résumé : Cet article fait le points sur les fragilités typiques du corps féminin et
alerte les lectrices sur la nécéssité de consulter et d'adopter un comportement
préventif pour préserver leur santé. Dépister les cancers féminins, prévenir
l'ostéoporose, choisir un traitement hormonal, parler de ses problèmes intimes sont les
sujets traités. Se faire suivre par un gynécologue après 45 ans est posé comme une
nécessité pour les raisons suivantes : dérèglements hormonaux, ménopause,
incontinence urinaire, saignements et infections, douleurs, problèmes sexuels. Les
examens à faire faire régulièrement sont : mammographie tous les 2 ans, frottis tous
les 1 à 3 ans, palpation des seins, traitement hormonal substitutif (THS).
Quelques chiffres : 35% des Françaises entre 50 et 65 ans suivent un traitement THS
pendant en moyenne 3 à 9 années - 75% des cancers du sein surviennent après 5O ans -
90% des cancers de l'utérus sont évitables par dépistage - 87% des "gynécologues
médicaux" (Cf. infra) sont des femmes, fait rassurant pour de nombreuses patientes
âgées.
"Gynécologue médicale" : cette spécialité, créée en 1965, se distingue
des gynécologue obstétriciens (chirurgie et accouchement) et s'occupe principalement de
la prévention et de l'intimité quotidienne. Cette formation spécifique a été
supprimée en France au profit d'un diplôme unique de gynécologie. La France en compte
encore 2000 en 1999, mais, dû aux effets conjoints des départs à la retraite et de
l'absence de formation spécifique, ce nombre est en décroissance constante.
40% des Françaises ne consultent jamais un gynécologue mais exclusivement leur
médecin généraliste, d'où l'importance d'une formation spécifique aussi des
généralistes en matière de gynécologie. Le Comité de Défense de la Gynécologie
médicale (3, rue de Genève - F81000 ALBI - Tél. +33 (0)5 63 54 07) fait circuler une
pétition pour réintroduire cette spécialité et vient de recueillir 400.000 signatures
; le gouvernement français propose la création d'un "module d'enseignement de
gynécologie médicale non obligatoire. |