| Résumé : L'auteur présente les résultats de ses recherches démographiques, d'une
approche inhabituelle, qui visent à "décrire ce que serait l'expérience
individuelle de ce vieillissement, comment chaque génération, quand elle avance en âge,
verra se modifier son environnement économique et social" ; son étude exploratoire
est à la fois longitudinale et prospective, elle porte sur la génération des femmes
âgées entre 40 et 44 ans en 1982 et a pour horizon l'an 2020. Selon ses résultats, la
proportion de veuves parmi ces femmes "passera à 75% au moment du décès, 26% des
femmes auront vu un de leurs enfants décéder avant elles et un peu moins de 12% n'auront
ni conjoint, ni enfants au moment de leur décès." Contrairement aux veuves
actuelles, celles de la génération considérée ici sont plus nombreuses à avoir
travaillé et, ainsi, à avoir acquis des droits propres à une pension de retraite ;
cette dernière, cumulée avec une pension de réversion, leur assurera probablement des
revenus supérieurs à ceux des femmes célibataires. Toutefois, un changement de
législation a de fortes chances d'intervenir d'ici l'an 2020 en raison du rapport moins
favorable du nombre de cotisants au nombre de pensionnés, changement qui risque de
diminuer le niveau de vie des retraité(e)s. |