Égalité des Chances pour les Femmes âgées


Retour au sommaire
Auteur(s) : Anonyme
Titre : A chacun sa retraite. Le vieillissement de nos aînés
Type de literature :
Article
Revue : Vivre ensembe - Le journal de l'UNAPEI (Union Nationale des Associations de Parents et Amis de Personnes Handicapées Mentales , N° 48 - janvier 2000 , p. 26 - 34
Langue :
Français
Résumé :

Nous retenons cet articile bien qu'aucune allusion n'y soit faite aux femmes ; les handicapés mentaux vieillissants y sont traités dans leur globalité, les problèmes dont il s'agit concernant les deux sexes pareillement. L'absence (à notre connaissance) de travaux sur les femmes handicapées mentales vieillissantes nous paraît une raison insuffisante pour les ignorer dans ce projet consacré à l'égalité des chances pour les femmes âgées.

L'avance en âge des handicapés mentaux, à partir de 40 ans (la France compte environ 60.000 handicapés mentaux de 40 ans ou plus) s'accompagne d'une fatigabilité accrue qui se manifeste particulièremet au travail ; le travail partiel est une solution alors fréquemment adoptée, mais la considérable baisse de salaire qui s'ensuit n'est pas forcément compensée par une augmentation de l'allocation aux adultes handicapés (AAH) et les personnes concernées ont alors à faire face à des problèmes qui dépassent leurs moyens tant matériels qu'intellectuels. Par ailleurs, la loi de 1975 en faveur des handicapés mentaux a oublié leur vieillissement et de ce fait ne prévoit aucune structure spécialisée pour ceux qui partent en retraite (de facto ou de jure), et il n'est légalement pas évident de pouvoir les maintenir dans l'établissement où ils vivent plus jeunes. Autre problème : leur changement de statut en fonction du milieux d'accueil : vivant dans un établissement spécifique, la personne a le statut d'handicapé mental, mais dans une maison de retraite ordinaire, où certains sont transférés, elle aura le statut de personne âgée sans tenir aucunement compte de sa réalité différente des autres. Autre problème encore, crucial: qu'arrivera à tous ceux qui, depuis toujours, sont accueillis par leur mère ou père devenu très âgé, et qui, de ce fait sont inconnus de tous les services pour handicapés mentaux, lorsque le parent meurt ? Problème toujours : les personnes vivant dans un foyer attaché à un CAT (Centre d'Aide par le Travail), en principe ne peuvent y rester en tant que retraités ; d'autres solutions d'hébergement sont alors à trouver, mais ont généralement pour conséquence que la personne est définitivement coupée de son milieu de vie habituelle qui lui assurait une certaine intégration sociale.

Retour au début

 

2001-04-25