| Résumé : Nous retenons cet articile bien qu'aucune allusion n'y soit faite aux femmes
; les handicapés mentaux vieillissants y sont traités dans leur globalité, les
problèmes dont il s'agit concernant les deux sexes pareillement. L'absence (à notre
connaissance) de travaux sur les femmes handicapées mentales vieillissantes nous paraît
une raison insuffisante pour les ignorer dans ce projet consacré à l'égalité des
chances pour les femmes âgées.
L'avance en âge des handicapés mentaux, à partir de 40 ans (la France compte environ
60.000 handicapés mentaux de 40 ans ou plus) s'accompagne d'une fatigabilité accrue qui
se manifeste particulièremet au travail ; le travail partiel est une solution alors
fréquemment adoptée, mais la considérable baisse de salaire qui s'ensuit n'est pas
forcément compensée par une augmentation de l'allocation aux adultes handicapés (AAH)
et les personnes concernées ont alors à faire face à des problèmes qui dépassent
leurs moyens tant matériels qu'intellectuels. Par ailleurs, la loi de 1975 en faveur des
handicapés mentaux a oublié leur vieillissement et de ce fait ne prévoit aucune
structure spécialisée pour ceux qui partent en retraite (de facto ou de jure), et il
n'est légalement pas évident de pouvoir les maintenir dans l'établissement où ils
vivent plus jeunes. Autre problème : leur changement de statut en fonction du milieux
d'accueil : vivant dans un établissement spécifique, la personne a le statut
d'handicapé mental, mais dans une maison de retraite ordinaire, où certains sont
transférés, elle aura le statut de personne âgée sans tenir aucunement compte de sa
réalité différente des autres. Autre problème encore, crucial: qu'arrivera à tous
ceux qui, depuis toujours, sont accueillis par leur mère ou père devenu très âgé, et
qui, de ce fait sont inconnus de tous les services pour handicapés mentaux, lorsque le
parent meurt ? Problème toujours : les personnes vivant dans un foyer attaché à un CAT
(Centre d'Aide par le Travail), en principe ne peuvent y rester en tant que retraités ;
d'autres solutions d'hébergement sont alors à trouver, mais ont généralement pour
conséquence que la personne est définitivement coupée de son milieu de vie habituelle
qui lui assurait une certaine intégration sociale. |