Égalité des Chances pour les Femmes âgées


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Auteur(s) : Delbès, Christiane/Gaymu, Joëlle
Titre : Croissance du nombre des isolés en France : vers de nouveaux comportements ?
Type de literature :
Article
Revue : Population , N° 3 - mai/juin 1990 , p. 501 - 530
Éditeur : INED (Institut National d'Etudes Démographiques), Paris, France
Langue :
Français
Résumé :

L'analyse socio-démographique présentée dans cet article est fondée sur les chiffres du recensement de 1982. "Le fait de vivre seul ne signifie pas automatiquement isolement social, et, selon l'âge, la vie en solitaire n'a pas la même signification. (...) Si l'isolement résidentiel reste un phénomène tout à fait marginal aux âges jeunes, il devient un mode de vie quasi-majoritaire pour le femmes de 75 ans ou plus". Ainsi, dans la population des isolés âgés de 20 ans et plus, près de la moitié a au moins 65 ans et le tiers au moins 75 ans. L'isolement résidentiel est avant tout la conséquence du veuvage, et, effets de la surmortalité masculine, elle est surtout le fait des femmes, du moins entre 50 et 85 ans. Selon les auteurs, la prédominance féminine dans la population des isolés âgés revient également à l'aptitude d'assumer une vie solitaire, meilleure chez les femmes que chez les hommes ; contrairement à ces derniers, elles tendent donc à éviter l'entrée en établissement même si leur niveau d'autonomie baisse. Parmi les non-mariés (célibataires, divorcés, veufs) le pourcentage des personnes vivant seules augmente pour les deux sexes jusqu'à l'âge de 75 ans (évolution due tant au départ des enfants qu'au décès des parents) ; ce point culminant se situe à 57% pour les hommes et à 68% pour les femmes ; à partir de cet âge, la baisse s'observe pour les deux sexes, mais le pourcentage des femmes restent toujours supérieur. Après 85 ans, ce pourcentage continue sa baisse chez les femmes (44% pour les 85-89 ans, 33% au delà ; contre environ 25% chez les hommes). Au grand âge - solitude et agravation de la dépendance aidant -, les femmes tendent davantage à être en établissement où l'on trouve 29% des nonagénaires féminins et 25% de leurs homologues masculins. Ces phénomènes sont inégalement repartis sur le territoire de la France (métropolitaine) : "on y retrouve la traditionnelle dichotomie Nord-Sud (...) l'isolement est rare dans la France du Sud-Ouest et de la Méditérranée, il est, a contrario, fort dans la France du Nord de la Loire".

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2001-04-25