| Résumé : Les gains d'espérance de vie, depuis quelques décennies étant concentrés
sur les tranches d'âge élevé, posent de plus en plus la question de savoir à quelle
situation les années gagnées correspondent : plutôt maladie et dépendance ou plutôt
santé relativement bonne et autonomie? La recherche longitudinale présentée dans
l'article a portée sur 4.050 personnes de 65 ans ou plus vivant à domicile, inscrites
sur une liste électorale du département de la Gironde ou de la Dordogne, autonomes lors
de l'enquête initiale (suivie de quatre autres enquêtes afin d'observer l'évolution des
individus interrogés).
Les principaux résulats :
"la probabilité d'être dépendant est faible à tout âge, mais diffère fortement
entre les hommes et les femmes" ;
jusqu'à 80 ans, elle est plus élevée pour les premiers que pour les secondes ;
elle "est pratiquement constante chez les hommes, alors qu'elle augmente fortement
avec l'âge chez les femmes à partir de l'âge de 75 ans. En fait le taux de mortalité,
plus élevé chez les hommes entre 65 et 80 ans, empêche sans doute son augmentation
au-delà de 80 ans, tandis qu'il y a un effet 'd'accumulation' chez les femmes". |