| Résumé : Au 03.09.1999 le taux de chômage est à 11,2% de la population active,
confirmant la baisse du nombre de demandeurs d'emploi depuis le début de l'année. Le
taux le plus élevé est enregistré pour les jeunes femmes de moins de 25 ans : 24,2%.
Comparé à cela, le taux des femmes de 55 ans et plus paraît faible : 10,2% ; comme
toujours il est plus élevé que celui des hommes du même âge : 8,9%. L'inégalité
entre les sexes se résume en la constatation : "Les femmes sont plus diplômées,
moins bien rémunérées et plus touchées par le chômage." Plus en détails, il est
souligné que "l'écart entre les salaires masculins et féminins était de 25% en
défaveur des femmes", écart qui revient partiellement à deux autres causes
d'inégalité, à savoir
1. le temps partiel, majoritairement le fait de femmes puisque seulement 47% des femmes
occupent un emploi à temps complet, contre 77% des hommes ;
2. "la faible proportion de femmes travaillant à temps complet parmi les titulaires
des salaires les plus élevés".
Globalement, "toutes choses égales par ailleurs (âge, diplôme, expérience,
catégorie professionnelle, régime horaire...), la pénalisation salariale des femmes est
de -14,8% (-12,4% pour les seuls salariés à temps complet)". A cela s'ajoute
l'inégalité salariale entre femmes (plus forte qu'entre hommes) : "les 10% les
mieux payées ont un salaire au moins quatre fois supérieur à celui des 10% les moins
bien payées, l'écart n'étant plus que de 2,5 parmi celles employées à temps complet
(parmi les hommes, ces ratios sont respectivement de 2,8 et 2,6)".
Enfin, les inégalité de valorisation du diplôme :
1."Les femmes sont plus diplômées mais moins bien rémunérées". Parmi les
salariés à temps complet, 44% des femmes ont au moins le Bac, contre seulement 30% des
hommes. Pourtant, souligne la Dares, "parmi les 20% de salariés les moins bien
payés, 52% sont des femmes alors que parmi les 20% de salariés les mieux payés, 69%
sont des hommes."
2. "A tous les niveaux de diplôme, les hommes perçoivent des salaires plus élevés
que les femmes. Ainsi, à Bac +3 et plus, 73% des hommes se trouvent dans la fraction des
salariés les mieux payés, mais seulement 43% des femmes. Si le salaire ne dépendait que
du diplôme, les femmes seraient donc, en moyenne, mieux payées que les hommes. "
C'est donc que les possibilités de valorisation des diplômes sont inégales ",
souligne la Dares [Dares, Premières synthèses n 32.2, août 1999]." |