Égalité des Chances pour les Femmes âgées


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Auteur(s) : Anonyme
Titre : Trouble du sommeil, âge et travail
Type de literature :
Article
Revue : Liaison Sociale Multimédias, BREF SOCIAL, Groupe Liaisons , N° Bref Social ; N 12954 - 19/07/99 , p.
Éditeur : © Groupe Liaisons, Paris, France
Langue :
Français
Résumé :

L'article se fait écho des résultats d'une étude longitudinale (1990 et 1995) du ministère de l'Emploi (Dares) réalisée auprès d'environ 21 000 personnes, âgées entre 37 et 52 ans en 1990, mettant en évidence que les troubles du someil affectent davantage d'une part les femmes et d'autre part les travailleurs âgés. "En 1995, 38% des femmes salariées de 42 ans et 56% de celles de 57 ans déclarent au moins un trouble du sommeil (difficultés à s'endormir, éveils précoces, prises de somnifères...), contre respectivement 35% et 50% de leurs collègues masculins. (...) Les troubles du sommeil affectent plus particulièrement ceux qui travaillent en horaires décalés. (...) La proportion des personnes présentant des troubles du sommeil " aggravés " (au moins deux troubles) est, elle aussi plus forte chez les femmes et les salariés les plus âgés : respectivement 17% et 26% de troubles aggravés chez les hommes de 42 et de 57 ans, et respectivement 22% et 34% chez les femmes. (...) L'exposition, actuelle ou passée, aux horaires décalés (très matinaux, tardifs ou nocturnes) dans le travail constitue un facteur aggravant, quels que soient l'âge, le sexe ou la catégorie de salariés. A 57 ans, les troubles aggravés touchent environ 30% des hommes et 40% des femmes actuellement ou anciennement en horaires décalés." Les troubles du someil ont des conséquences sur l'emploi puisqu'une partie importante des personnes ayant déclaré en 1990 en souffrir, en 1995 se trouvent au chômage. "Ce qui, selon la Dares, confirme les conclusions d'autres études selon lesquelles " des déficiences légères de la santé ou de l'état fonctionnel des salariés (troubles du sommeil, moindre capacité respiratoire...) présentent une forte relation avec la probabilité de perte d'emploi dans les années qui suivent ". Il faut, selon la Dares, y voir plutôt une relation de fait entre les critères de sélection (tendance à garder les salariés qui ne "posent pas de problème") et certains aspects de la santé ne relevant pas de maladies constituées. Par ailleurs, les salariés concernés éprouvaient sans doute, dès 1990, des inquiétudes pour leur avenir professionnel. [Dares, Premières synthèses n 23.2, juin 1999]."

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2001-04-25