Égalité des Chances pour les Femmes âgées


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Auteur(s) : Simone Veil
Titre : Réponses à diverses questions lors d'un entretien exclusif : Simone Veil : " Il faut agir pour l'égalité des femmes ".
Type de Littératuree :
Article
Revue : Le Temps retrouvé , N° 95, novembre 1994 , p. 40, 41
Langue :
Français
Résumé :

Question : " Près de 2 millions de personnes touchent une pension de réversion, dont le montant ne dépassait pas 1.618 F [247 Euro] par mois en 1992. Il a été décidé de porter progressivement le taux de cette pension de 52 à 60% (...). Pourquoi ne pas augmenter aussi le taux de cumul, pour permettre aux femmes qui ont travaillé de bénéficier d'une meilleure retraite ? "
Réponse : " Dans un contexte financier particulèrement difficile, il fallait d'abord améliorer la situation des veuves dont les droits à la retraite sont les moins importants : celles dont les ressources sont uniquement constituées de pensions de réversion ou qui n'ont, à côté de la pension de réversion, qu'une faible retraite personnelle. En effet, la pension de réversion était à l'origine réservée aux femmes qui ne disposaient pas de droits propres à l'assurance vieillesse et se trouvaient donc à la charge totale de leur conjoint. À partir de 1975, la possibilité de cumuler une pension de réversion avec une retraite personnelle a été mise en place dans des conditions qui ont été progressivement élargies. Pour vous donner une idée des sommes à engager, le coût de la revalorisation des pensions de réversion au 01.01.1995 s'élève à 500 millions de francs [76,2 millions Euro]. Le relèvement simultané des limites de calcul aurait augmenté ce chiffre de deux tiers."

Question : " Exist-il un moyen de corriger, au niveau des retraites, les inégalités de salaires constatées entre hommes et femmes durant la vie active ? "
Réponse: " L'amélioration de la situation spécifique des femmes au regard de la retraite se heurte à l'obligation d'égalité de traitement entre hommes et femmes (...) dont le principe a été posé par le Conseil des Communautées Européennes dans sa directive du 19 décembre 1978. Des mesures spécifiques relatives à l'assurance vieillesse ont néanmoins été prises dans le passé en faveur des femmes : il s'agissait d'accroître le montant de leur pension vieillesse en compensant, de manière forfaitaire, moins les inégalités au niveau des salaires que la privation d'années d'assurance due aux interruptions de leur vie professionnelle liées à la maternité et à l'éducation des enfants.

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2001-04-25